Temps changeant qui affecte l’humeur. C’est ça le manque de cadre. Le moindre souffle fait déraper les énergies. Les miennes sont fragiles oh, combien !
Paris rassemble ses forces pour affronter la grande grève de demain. Les gens s’activent pour finir les choses importantes, courir les rendez-vous tant que c’est encore possible. Le net regorge de
sites proposant du covoiturage. Comme quoi l’entraide existe. C’est une des choses qui me choque le plus d’ailleurs l’inadéquation entre l’image qu’on donne des humains uniquement préoccupés par
leurs réussites personnelles et ce qui se passe dans la réalité. Il suffit d’un évènement fédérateur pour que les coudes se serrent, les fronts se fassent. Mais nulle doute que cette grève aura une
autre saveur que les précédentes. Une partie de la population l’approuve, pas tant sur les revendications qui la génère, mais bien plus comme une force qui se lève contre… Et oui les syndicats vont
faire office de gros bras face au pouvoir et les déçus des élections vont se coller dans leur sillage, un peu comme on se réfugie derrière la large carrure d’un grand frère dans la cour de récré.
Oubliées les querelles, les rancœurs des « ceux qui bossent, eux ! », des « je ne fais pas grève à tout bout de champ ! », des « vous avez vu leur régime de
retraite ! » ; Les grévistes seront donc contrairement à d’habitude poussés par une vague impalpable de sympathie, de soutien. Nous verrons ça demain.
Réflexion : Notre maire est un malin. Aurait-il anticipé ces conflits sociaux ? Est-ce à ça que nous devons les vélibs ?
PS : renseignements pris, il s’avère qu’une grève menace aussi
les vélibs demain !
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