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Publié le par lady flo




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Commencer l’année blog par Paris Carnet, n’est pas mauvais présage. Je marche donc d’un pas décidé vers l’Assassin quand d’un seul coup mon œil est attiré par une plaque à un croisement. Rue des cendriers. Mince, c’est vrai, le couperet est tombé. On ne peut plus fumer dans les boîtes, les bars, les cafés. Mon esprit s’emballe imaginant cette petite rue transformée en zone fumeurs, envahie de volutes, bordée d’estaminets fumants et de bars à chicha par fumés. Je me penche un instant sur le devenir de ces commerces ainsi que sur celui des fabricants de cendriers. Curieux n’est-ce pas qu’une loi raye soudain de la carte une profession. Qu’est devenu le bourreau après l’abolition de la peine de mort ?
Mais l’Assassin m’attend, c’est vrai.

A l’arrivée je suis surprise par le monde. Ces lendemains de fêtes semblent plus appeler le recueillement après cuite que les agapes de potaches pourtant ils sont là, et bien plus nombreux que la dernière fois. Ca parle, ça rit, ça boit, ça discute. Je rencontre Bénédicte qui reçoit un cadeau à la seconde, j’y retrouve Nichevo, Melo-dye, Adrian et puis plein d’autres que je ne connaissais pas. C’est d’ailleurs le charme du truc de deviner au détour d’une conversation qui est qui, de mettre enfin une bobine sur un blog. Richard fait le tour des tables charmant. Soudain un fumeur aperçu dans la salle attire tous les regards, il a du profiter de la coupure électrique pour s’en allumer une. Il part l’air contrit la cigarette au bout du bras vers la porte salvatrice suivi aussitôt par une bonne dizaine de personnes alléchées.
La terrasse devient petit à petit un endroit névralgique. Les premiers fumeurs isolés qui avaient l’air de gosses mis au piquet font vite des émules. Les contacts se nouent facilement, entre compagnons de galère et autour des deux seuls cendriers de l’endroit. On la quitte un moment pour se réchauffer dans la salle ou aller chercher un verre, et puis on y revient. Elle rempli le même office que la cuisine dans les boums d’autrefois. L’endroit où se passent les choses, l’endroit où tout se passe. D’ailleurs certains non fumeurs essaient de s’y incruster sous nos huées indignées. L’endroit est hype comme dit Laurent, je suis contente d’avoir fait l’ouverture, par contre je ne suis pas sûre d’avoir fumé moins.
Si on faisait un Paris Carnet fumeurs le mercredi des Cendres ?


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bénédicte 03/01/2008 23:27

Paris-Carnet...YEAAAAAAAAH !:o)

gene 03/01/2008 14:04

Nous voici de retour de la semaine de vacances "voiture/foie gras, re-voiture/re-foie gras" et nous retrouvons avec plaisir tes chroniques...3 d'un coup à lire, trop bien!En attendant de vous voir tous les deux, on vous envoit plein de bises et à défaut de se souhaiter la paix dans le monde, on n'a qu'à se souhaiter d'être heureux dans nos chaumières ce sera déjà pas si mal!Prenez soin de vous gene et julien

lady flo 03/01/2008 18:52

Bonne année à vous aussi ! soignez les foies, faites réviser la bagnole et bonne fête à toi .. c'est le jour G je crois.