Il faudrait vous parler des trottoirs de Paris plantés de sapins mités. De ces formes enfermées dans des sacs brillants comme des ectoplasmes des splendeurs
passées. De ces squelettes hérissés, abandonnés de guingois au coin des ruelles, comme renversés par un ouragan. Il est bien rare cette saison d’en voir un encore debout.
Comme les soldes, il y a la saison du sapin parisien. Les dates concordent d’ailleurs, ainsi que la brièveté de l’évènement. Il y a quelques années les gens s’étonnaient que nous ramassions les
bûches qui servaient de socle aux arbres de noël, pour notre cheminée. Nous étions bûcherons urbains, décalés, doux dingues. Certains riaient, d’autres voulaient filmer nos expéditions nocturnes.
Nous engrangions de quoi faire quelques flambées hivernales, mettant un point d’honneur à ne brûler que combustible récupéré. Nous les parisiens de souche jouions les trappeurs dans la citée.
Aujourd’hui beaucoup semblent suivre notre exemple, y aurait-il donc plus de cheminées qu’autrefois ?
Ah, au fait. 11 visiteurs sont arrivés ici en tapant culotte rouge, petite culotte rouge, petite culotte dans la rue ; 3 en tapant moments volés. Mais la palme revient à celui qui a tapé
Flo en petite culotte !!!
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