Maintenant que l'affaire est médiatisée, que non seulement les sites Internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l'affaire, je
me sens plus libre d'en parler.
On s’est connus il y a bien longtemps en vacances à Pallavas les flots. Elle était jeune, moi beaucoup moins. Elle avait quitté les ors de la maison de famille pour s’encanailler avec nous,
étudiants et fauchés montpelliérains. On faisait des feux de camps sur la plage. On faisait l’amour dans l’eau. « Un amour de vacances que je n’oublierai jamais », c’est ce qu’elle avait
décrété à la gare, la peau encore salée du dernier bain de mer avant de rejoindre sa famille du côté des rupins.
Mon cœur s’était brisé.
J’avais suivi sa vie de loin. D’abord estomaqué par ce qu’elle était devenue. J’avais parfois du mal à reconnaître dans cette créature fardée nimbée d’étoffes, l’adolescente au jeans déchirés, aux
petits seins nus luisant au soleil. Elle semblait synthétique, lointaine, déguisée.
Et puis les gazettes s’y sont mises. Ses conquêtes comme ils les appelaient. J’étais médusé.
Elle passait du coq à l’âne. Du milliardaire à l’éditeur germanon-pantin. Elle brisait des ménages d’intellos, laminait ceux des rock stars. Sa vie se lisait dans une succession de clichés.
Certains dénudés d’ailleurs, ceux que je préférais. Je l’y retrouvais telle que je l’avais connue, à l’état naturel.
Quand son premier disque est sorti j’ai pleuré. Oui moi le vieux routier du journalisme. Me revenait le souvenir de sa voix cassée au creux de mon oreille pendant la nuit : « les
routiers sont sympas, caresse moi donc là. »
Alors quand les rumeurs de ses fiançailles avec le président se sont mises à circuler, je n’ai pas pu m’en empêcher. J’ai joué mon va-tout. Apporté à mon rédac chef le scoop du SMS. Il n’a pas
vérifié trop content du cadeau.
Mon idée je l’avoue, c’était de saboter leur idylle. Je la sais entière, elle n’aime pas partager.
Je m’étais dit que plus tard, je lui écrirai une lettre. Pour m’excuser. Que nous reprendrions contact, que dans mes bras elle viendrait se réfugier. Se consoler, se poser enfin. Mais voilà, c’est
raté.
Je suis amoureux de la belle italienne. Le SMS que j’ai annoncé dans le journal avait un but caché
Normal tous les ingrédients sont là pour exciter l'imaginaire : l'amour, l'argent, les mystères, le scandale. Mais tu vas voir, à nous tous
on va finir par découvrir la réalité :-)
réponse de : lady flo (site web)
le: 25/03/2008 16:59:46