Il faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a
commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des
signes avant-coureurs qui ne trompent pas…
L. la copine de B. s’était soudain prise de passion pour cette pièce de la maison. A chaque fois qu’on voulait y entrer la porte était fermée sur d’étranges bruits qui s’arrêtaient net. Une petite
voix mouillée disait alors : une minute je sors !
B au début amusé commençait à se poser des questions. Ce matin là devant le petit déjeuner sur la terrasse, il profita des ablutions sans fins de sa femme pour me demander mon avis sur la
question.
- Tu ne la trouves pas bizarre, ces derniers temps, toi ?
Poliment je faisais celle qui n’avait rien remarqué alors que si. J’avais remarqué quelque chose. Après tout c’était ma meilleure amie et ce, depuis des lustres. Elle si vive, si dynamique était
soudain devenue indolente, comme ailleurs. Ses regards autrefois si directs, se noyaient maintenant dans le vague. Le verdict qui me venait à l’esprit n’était guère encourageant. Je la soupçonnais
d’être tombée amoureuse comme c’était arrivé à maintes reprises au cours de notre amitié. L. était un cœur d’artichaut c’était de notoriété publique. Nous avions d’ailleurs tous, nous ses amis,
poussé un soupir de soulagement quand elle avait semblé se fixer auprès de B, il y a quelques années.
Et puis le lendemain pas très réveillée j’avais enfin trouvé la salle de bain vide. Sortant de la douche j’avais cherché sur la tablette du lavabo ma brosse à dents électrique à piles sans la
trouver.
Les questions posées à l’entourage n’ayant amenée aucune piste, je m’étais rabattue pour mes quenottes sur la seule force de mon poignet, ce qui avec la mini-tête amovible de l’engin qui elle était
toujours là, n’était pas des plus rapides.
Le week-end tirait à sa fin. J’avais repris la route, récupéré mes affaires de toilette dans la salle de bains. Et là miracle le socle disparu dont le nez avait émergé de ma trousse de toilette tel
un diable de sa boîte.
A mes questions L répondit qu’elle l’avait trouvé par terre qu’elle avait du tomber puis rouler sous le radiateur.
Je n’y avait plus pensé. Jusqu’à ce matin… A la lecture de cet article.
Ceci est ma participation au Sablier du Printemps 2.
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